Augmentation de la fréquence des arrêts de travail supérieurs à 3 mois dans la Fonction publique territoriale
arret-de-maladie-04.jpgLes absences pour raisons de santé dans la Fonction publique territoriale demeurent en 2012 au niveau élevé atteint en 2011, et semblent progresser en 2013.

C'est le constat que fait la Mutuelle Nationale Territoriale (MNT) qui couvre 415 000 agents de la Fonction publique territoriale. Pour mémoire l'augmentation de la fréquence des arrêts de travail supérieurs à 3 mois, après des augmentations annuelles moyennes de +5% à +6% entre 2008 et 2010, a progressé de 10% en 2011.

S'ajoutant aux détresses consécutves à la maladie, le passage en demi-salaire (demi-traitement) après 3 mois d'arrêt de maladie plonge des milliers de fonctionnaires territoriaux dans la misère !

Par ailleurs la gravité des ces arrêts, c'est à dire la durée des arrêts, reste quant à elle à un niveau élevé. En effet, avec le vieillissement de la population, le nombre des arrêts pour longue maladie ou maladies de longue durée ne cesse de progresser: environ 50% de plus en 10 ans.

Les campagnes de dénigrement, les pressions de toutes sortes, et mêmes les pénalités salariales subies dans certaines collectivités territoriales, comme la mairie du Havre, n'y peuvent rien: l'allongement de la durée de vie au travail, provoqué par l'allongement de la durée de cotisation pour la retraite, comme le recul de l'âge légal de départ à 62 ans ne font qu'aggraver les choses. 

Cancers (dont le nombre est en augmentation constante), maladies de la colonne vertébrale, usures prématurées, dépressions, etc. sont la raison de l'augmentation du nombre de ces arrêts de longue durée.

Il semble évident que des études similaires faites sur d'autres couches de la population salariée ne pourraient que produire des résultats similaires. Le stress, que l'on connait dans toutes les entreprises, l'augmentation de la pénibilité, l'augmentation des cadences de travail, etc. c'est partout, et pas seulement dans la fonction publique territoriale !

Qu'on le veuille ou non, que l'on fasse du sport oupas, que l'on mange ou pas 5 fruits et légumes par jour, il est évident que le virage des 55 ans ne se gomme pas.

On peut, peut-être, vivre plus vieux, mais il est des modification physiologiques que l'on ne peut éviter. Quant à l'espérance de vie en bonne santé, le constat est qu'elle ne fait que reculer d'années en années. L'allongement de la durée obligatoire de cotisation dite "durée d'assurance", ne peut conduire qu'à réduire le nombre de nouveaux retraités en bonne santé.

Plutôt que d'augmenter le nombre de trimestres à cotiser, pour obtenir une retraite "sans décote", le gouvernement ferait mieux d'étudier les propositions de la CGT en matière de financement.

Sans attendre, préparons partout les prochaines étapes de la mobilisation contre la nouvelle réforme des retraites !
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