Située au rez-de-chaussée d'un ancien bâtiment administratif, où Napoléon a dormi, la boutique Orange de la rue Victor-Hugo ne serait "pas commercialement bien placée", ce qui justifierait sa fermeture

Située au rez-de-chaussée d'un ancien bâtiment administratif, où Napoléon a dormi, la boutique Orange de la rue Victor-Hugo ne serait "pas commercialement bien placée", ce qui justifierait sa fermeture

La direction d'Orange vient d'annoncer, en Comité d'établissement réuni jeudi 20 février dernier à Orléans, un nouveau plan de réduction de sa voilure: fermeture de 3 boutique en Normandie: celle de Gonfreville-l’Orcher, celle de Cherbourg, et la boutique historique du Centre ville de Dieppe.

Ainsi après avoir supprimé sa boutique itinérante sur les marchés, il y a 10 ans, fermé ses boutique à Gournay-en-Bray puis à Neufchatel-en-Bray, il y a quelques années, puis celle de la Ville-d'Eu l'an dernier, elle s'attaque à l'une de des deux boutiques de Dieppe. Il ne resterait donc bientôt plus que celle du Belvédère.

Arguments économiques "de choc" de la direction :
  • => Votre boutique est rentable ? Alors fermeture !
  • => Votre boutique manque d’effectif ? Alors Fermeture !

La direction veut fermer la boutique rue Victor-Hugo, qui ne serait "pas bien placée", pour pousser un "partenaire", sans doute une "franchise", à en ouvrir une autre Grand'rue ou rue de la Barre.

En fait, la direction de l'entreprise continue sa politique de "Grève patronale de l'embauche"; c'est à dire qu'elle refuse de remplacer des départs en retraite qui sont massifs dans l'entreprise aujourd'hui.

On sait que le PDG d'Orange, Stéphane Richard:

  • => Est un proche de Gattaz, le dirigeant du Medef, le patron des patrons.
  • => Est un ancien proche de Dominique Strauss-Kahn, dont il a été chef de cabinet,
  • => A été placé à la direction d'Orange par Sarkozy.
  • => A été maintenu par le gouvernement Ayrault-Hollande à la direction d'Orange,
  • => Continue les destructions massives d'emplois, engagée depuis 15 ans.
Aujourd'hui, la moitié du personnel d'Orange a plus de 54 ans et demi  en Normandie !

Depuis la privatisation de France Telecom en 1997, c'est 70 000 emplois qui y ont été supprimés, au point que l'entreprise qui comptait plus de 160 000 salariés en France en 1997, en comptait moins de 90 000 en 2013 !

Il y avait 250 salariés dans la région dieppoise; il en reste à peine une centaine aujourd'hui.

Aujourd'hui, la modernisation du réseau patine ! Le débit Internet est très faible dans de nombreux secteurs de la région dieppoise (sauf si les mairies, donc les impôts locaux, se substituent à l'opérateur, pour moderniser le réseau en achetant des équipements ADSL.

La direction préfère "franchiser" les boutiques rentables, c'est à dire transférer la gestion à un petit commerçant, dans un souci prétendument stratégique, mais surtout d'ultra-rentabilité.

La CGT rappelle que le coût du capital est exorbitant chez Orange .
  • => Le bénéfice net par action est de 1€,
  • => alors que le dividende versé par action est de 0,8€;
  • => c’est dire si le « Coût du capital » est lourd et pesant chez Orange
L'argent existe donc pour embaucher ! Mais embaucher: le mot est tabou chez les patrons !

Or l’État schizophrène (qui prétend pourtant, main sur le coeur et droit dans les yeux, que la lutte contre le chômage serait sa priorité), est l'actionnaire principal d'Orange.

En parfait accord avec les gros actionnaires bancaires, il préfère pomper la substance de l’entreprise, plutôt que remplacer les départs en retraite avec des embauches de jeunes.

Il parait que Matignon est "pour" embaucher, mais Bercy est "contre" ! Allez comprendre !

"Excusez du peu", mais prélever 0,38€ d’euros de dividende par action, permettrait de créer 15000 emplois en France !... Et donc de satisfaire les besoins en Internet et en débit mobile des clients, de les dépanner dans les 24 heures, etc...

Avec la "Franchise", le consommateur lésé:

Le problème avec une "boutique franchisée" Orange, c'est qu'elle ne fait pas tout ce que fait une "boutique intégrée" Orange. Car le commerçant franchisé n'a pas de temps à perdre avec les problèmes techniques, et le service après vente, même si dans les boutiques intégrées la direction fait la "chasse aux temps morts", la "chasse aux clients ventouse" et fait pression sur les salariés pour réduire le temps consacré au client !

Mais l'objectif unique et vital du commerçant franchisé c'est la vente, et cela se comprend, car il a besoin de survivre ! Il n'y a que "dans tes rêves" que le client est roi !

Avec la fermeture d'une fermeture de boutique intégrée, c'est donc moins de service en perspective.

"Mais non !", prétend la direction d'Orange: "On peut tout faire sur Internet" !

Mais encore faut-il avoir Internet, ce qui n'est pas le cas de nombreux habitants du secteur (allez voir à Hautot-sur-mer, par exemple, où l'on en est encore au Modem 56kbits, celui qui "buibuise" !).

Ou alors — prétend-elle — il y a les "plateformes d'appel "tapez-un" tapez-deux" !!! Est-ce la solutions ? Car les consommateurs en ont marre !

Urgent: Embaucher des jeunes !

Les élus CGT du CE ont exigé l’ouverture de réelles négociations sur l’emploi, les salaires et les conditions de travail à l’Agence Distribution, unité d'Orange dont dépendent les boutiques, plutôt qu’un énième "Plan schéma directeur" de destruction de boutiques, qui ne fait que boucher l'emploi pérenne aux jeunes, dégrader les conditions de travail et engendrer de la souffrance au travail chez les anciens.

A l'opposé de ce qu'on prétend dans la presse et les médias, les élus du personnel et les syndicalistes n'ont pas le pouvoir ! C'est le patron qui est le roi !

Ceux qui ont le pouvoir, c'est le gouvernement, et plus précisément Bercy qui est l'actionnaire principal.

Tous ensemble agissons pour maintenir une boutique intégrée Orange, ex-France Telecom, en centre-ville de Dieppe, pour offrir un véritable services aux clients, et un véritable avenir aux jeunes, avec:
  • => une vraie convention collective,
  • => un vrai salaire,
  • => des horaires humains,
  • => ... bref un véritable avenir.
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