Urgence de logements à loyers modérés
02 nov. 2007Logement : le besoin de construction de logements sociaux avec des loyers modérés.
Dieppe est en queue des communes similaires de la Seine-Maritime en matière de logement. Les demandes sont à un niveau nettement supérieur à Dieppe à ce qui existe partout ailleurs.
Dans la région dieppoise, comme partout, de plus en plus de locataires ont des difficultés à payer leur loyer. Pire, de plus en plus de gens n’ont plus assez de revenus pour prétendre se loger dans le logement dit « social », et se rabattent sur du logement privé, parfois du logement indigne.
La précarité, le chômage, les politiques de bas salaires sont les principales causes de cette exclusion dont l’ultime étape est celle subie par les « sans-abri » rejetés du droit à l’accès au logement.
Le problème fondamental de la production et de la construction de logements locatifs en nombre suffisant reste entier.
Mais ce dont les salariés ont besoin ce sont de logements à véritables loyers modérés. Aujourd’hui le logement social s’éloigne de cet objectif premier.
La Cgt considère que le montant du loyer ne devrait pas excéder 25 % des revenus. Elle réaffirme la nécessité de donner de nouveaux moyens au « 1 % » Logement (aujourd’hui réduit à 0,45 % de la masse salariale) et de renforcer le rôle des comités d’entreprise et des organisations syndicales dans la gestion de ce fonds.
Le Livret A étant l'élément essentiel du financement du logement social, la Cgt combat le projet européen de banalisation. Car au moment où tout le monde s’accorde en France pour reconnaître l’insuffisance criante de logements sociaux (rappelons qu’il existe actuellement 1.400.000 demandes de logements HLM insatisfaites), le risque est grand que de nombreuses banques utilisent le livret A comme produit d’appel pour le transférer vers des produits plus rémunérateurs pour elles, privant le logement social d’une grande part de ses ressources financières.
Après des années de désengagement de l’état et de politique de réduction significative de construction de logements à loyers modérés, le logement est aujourd’hui une des premières préoccupations des salariés en activité, de ceux qui sont privés d’emplois, mais aussi des retraités.
Il doit être une vraie priorité de politique nationale comme locale.