Bangladesh: manifestation géante des ouvrières et des ouvriers du textile
Des dizaines de milliers d'ouvrières et d'ouvriers du Bangladesh se sont rassemblés samedi pour réclamer que leur salaire passe de 1 euro par jour à 2,5 euros par jour ! Est-ce illégitime ?

Notons que cette information a été occultée par tous les grands médias !

Rappel : Le 24 avril 2013, le Rana Plaza, usine textile installée dans un bâtiment construit initialement pour être un supermarché, s'est effondré faisant plus de 1100 morts. Ce fut l'émotion pendant quelques jours, des déclarations d'intention des grands capitaines d'industrie, et puis ce fut le silence. C'est toujours le silence ! "Le silence est d'or" !

Dans un premier temps le gouvernement, avait annoncé une augmentation des salaires pour ces esclaves modernes. Mais depuis lors, rien n'a changé. Les médias se sont intéressés à autrechose. Mouillées, les grandes marques occidentéles, dont des marques françaises, en ont profité pour se refaire un santé sans rien changer de leurs habitudes. L'exploitation continue au Bangladesh, comme si rien ne s'était passé. 1100 morts pour rien ? 1100 morts pour le profit ?

5 mois après l'accident du Rana Plaza, les ouvrières et les ouvriers du bangladesh sont donc descendus dans la rue pour réclamer une véritable augmentation de leurs salaires !

Au bangladesh, trois millions d’ouvriers, la plupart de femmes travaillent dans quelque 4 500 “ateliers de misère”. C'est de l'esclavage moderne ! De cette surexploitation, de cette super "extorsion de la plus-value", les grands capitalistes tirent des profits fabuleux ! Le patronat de l’Union Européenne achète soixante pour cent des exportations textiles du Bangladesh, des chiffres en hausse: en 2011, 8 milliards d’euros, 8.6 en 2012. Principaux marchés, dans l’UE, l’Allemagne, le Royaume Uni, l’Espagne et la France.

C'est comme toujours le travail humain qui créée la richesse, et de sa surexploitation que proviennent les énormes de profits pour les actionnaires des grandes firmes occidentales. Ca ne suffit-il pas ?
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